Après Nvidia, Microsoft atteint les 4 000 milliards de dollars en bourse

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Le géant américain de la tech, Microsoft, vient de franchir un cap symbolique : sa capitalisation boursière dépasse désormais les 4 000 milliards de dollars, faisant de lui la deuxième entreprise au monde à atteindre ce niveau, juste après Nvidia.

Cette performance impressionnante est portée par les revenus records de son activité cloud Azure et par sa stratégie offensive dans le domaine de l’intelligence artificielle.

Azure et l’IA propulsent Microsoft au sommet

Lors de la dernière séance de cotation, l’action Microsoft a bondi de 4,6 %, boostée par la publication de ses résultats financiers. Pour la première fois, l’entreprise a dévoilé les revenus annuels de sa division Azure, qui totalisent plus de 75 milliards de dollars pour l’exercice fiscal 2025. Ce chiffre place Azure loin devant Google Cloud, bien que toujours derrière Amazon Web Services (AWS).

Azure n’est plus simplement une source de croissance : il constitue aujourd’hui la colonne vertébrale technologique de nombreux services Microsoft, qu’il s’agisse de Windows, Office 365, Xbox ou encore des outils intégrant l’intelligence artificielle.

Une stratégie IA ambitieuse et coûteuse

Sous l’impulsion de son PDG Satya Nadella, Microsoft continue d’investir massivement dans l’IA et les infrastructures cloud. Après avoir injecté 80 milliards de dollars dans ses centres de données en 2024, l’entreprise prévoit 30 milliards supplémentaires pour le premier trimestre fiscal 2025. À ce rythme, les investissements annuels pourraient dépasser les 120 milliards de dollars, un record dans le secteur.

Parmi les projets phares, on retrouve Stargate, une initiative de 100 milliards de dollars destinée à faire de Microsoft un leader mondial dans les infrastructures d’intelligence artificielle.

Un succès qui masque des licenciements massifs

Malgré ses résultats éclatants, Microsoft traverse une zone de turbulence sociale. Au début du mois, l’entreprise a licencié 9 000 employés, soit environ 4 % de ses effectifs mondiaux. Officiellement, ces suppressions de postes visent à “rationaliser” les opérations internes. Mais selon plusieurs témoignages internes, la réalité serait tout autre : Microsoft chercherait progressivement à remplacer certaines fonctions par des solutions automatisées basées sur l’IA.

Ce paradoxe interroge : l’IA, moteur de croissance et de richesse, devient aussi un facteur de destruction d’emplois. Une situation qui alimente le débat mondial sur les conséquences humaines de la transformation numérique.

Une guerre de titans dans la tech

Avec cette valorisation, Microsoft rejoint Nvidia, qui a franchi la barre des 4 000 milliards le 9 juillet 2025. Ces deux entreprises dominent le marché de l’intelligence artificielle, laissant Apple légèrement en retrait, malgré sa position dominante pendant des années.

Dans la foulée, d’autres géants comme Meta et Alphabet (Google) ont également revu à la hausse leurs budgets d’investissement dans l’IA, illustrant l’intensité de la course technologique dans la Silicon Valley.

Une rentabilité toujours au rendez-vous

Malgré les investissements colossaux, Microsoft continue d’afficher une rentabilité remarquable. Sa branche cloud seule a généré 46,7 milliards de dollars de chiffre d’affaires sur le dernier trimestre, soit une progression de 27 % sur un an. L’intégration d’outils IA dans Office, Azure et d’autres produits clés porte les résultats à des niveaux jamais atteints depuis la création de l’entreprise en 1975.

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