Microsoft a officialisé une nouvelle étape majeure dans sa stratégie d’évolution logicielle : à partir de 2026, les mises à jour de Microsoft 365 ne seront plus disponibles sur Windows 10.
Cette décision marque un tournant pour des millions d’utilisateurs encore attachés à l’ancien système d’exploitation. En mettant fin au support de sa suite bureautique sur Windows 10, Microsoft renforce la pression sur les utilisateurs pour qu’ils migrent vers Windows 11.
Derrière cette annonce, c’est toute une politique de transition technologique qui se dessine.
Microsoft durcit sa stratégie pour imposer Windows 11
Toujours réticent à passer à Windows 11 ? Microsoft a trouvé un nouveau levier de pression : Microsoft 365. Dès le 10 août 2026, les utilisateurs de la suite bureautique (Word, Excel, PowerPoint, Outlook…) ne recevront plus de mises à jour de fonctionnalités s’ils sont encore sous Windows 10.
Cela concerne dans un premier temps les offres Microsoft 365 Personnel et Famille, avec une tolérance prolongée pour les abonnements professionnels.
Calendrier des fins de mises à jour
• 10 août 2026 : fin des mises à jour pour les offres grand public (Personnel et Famille).
• 13 octobre 2026 : fin pour les abonnements professionnels mensuels.
• 12 janvier 2027 : fin pour les abonnements semestriels.
• 10 octobre 2028 : arrêt définitif des patchs de sécurité, sauf pour les abonnés payants.
Microsoft précise que les correctifs de sécurité continueront à être fournis jusqu’en 2028, mais uniquement si l’utilisateur paie une extension de support.
Mise à jour ou passage à la caisse ?
Dès 2026, les utilisateurs restés sous Windows 10 devront payer environ 35 euros par an pour continuer à recevoir des patchs de sécurité. Une somme qui s’ajoute au coût d’un éventuel renouvellement de matériel, puisque des millions d’ordinateurs ne sont pas compatibles avec Windows 11.
Une transition forcée critiquée
Ce forcing de Microsoft ne passe pas inaperçu. Beaucoup pointent du doigt une stratégie qui pousse à l’obsolescence programmée, alors que plus de 240 millions d’appareils dans le monde fonctionnent encore sous Windows 10. Pour ces utilisateurs, la seule alternative réelle reste l’achat d’un nouveau PC compatible avec Windows 11.
Windows 11 dépasse enfin son prédécesseur
Ce durcissement intervient alors que Windows 11 vient de dépasser Windows 10 en termes de parts de marché, atteignant 52% des utilisateurs contre 44,59% pour Windows 10. Microsoft semble donc décidé à accélérer cette transition coûte que coûte.