Microsoft opère un nouveau virage stratégique qui s’accompagne d’une coupe sévère dans ses effectifs. Le géant technologique américain annonce la suppression de milliers d’emplois à travers le monde, conséquence directe de ses investissements massifs dans l’intelligence artificielle.
Après une première vague de licenciements au mois de mai, Microsoft poursuit sa restructuration en annonçant un nouveau plan social qui concernerait jusqu’à 9000 employés, soit près de 4% de ses effectifs mondiaux.
Cette décision, confirmée début juillet, s’inscrit dans un contexte de transformation profonde de l’entreprise, qui engage 80 milliards de dollars sur l’année fiscale 2025 pour renforcer ses capacités en IA.
Ces coupes budgétaires concernent plusieurs divisions, notamment la branche commerciale ainsi que le secteur du jeu vidéo, avec l’arrêt de certains projets et la fermeture de studios entiers. La division Microsoft Gaming, qui emploie environ 20 000 personnes, est l’une des plus touchées.
Le studio The Initiative, en charge du reboot de la franchise Perfect Dark, a notamment été fermé. D’autres projets comme Everwild de Rare ou le jeu surnommé Blackbird par Zenimax Online Studios ont été annulés.
En interne, Microsoft justifie ces suppressions de postes par un besoin d’agilité organisationnelle. La firme cherche à réduire les niveaux hiérarchiques, supprimer les doublons et optimiser ses ressources afin de rester compétitive dans un environnement technologique en constante évolution.
Ce plan social s’ajoute à celui de 2023, où 10 000 postes avaient déjà été supprimés en réponse à un marché en ralentissement. Les salariés européens, notamment ceux du studio King (Candy Crush), ont été parmi les premiers concernés cette fois-ci, avec 200 postes supprimés.
Dans une note interne, Phil Spencer, à la tête de Microsoft Gaming, explique que ces choix douloureux sont motivés par la nécessité de concentrer les ressources sur les projets les plus prometteurs. Matt Booty, directeur des Xbox Game Studios, a également exprimé ses regrets face à ces décisions qui touchent des équipes ayant investi des années dans des projets désormais abandonnés.