Nigéria : La « reine de la technologie » Sapphire Egemasi arrêtée par le FBI

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Sapphire Egemasi, une programmeuse nigériane passionnée de technologie, a récemment été arrêtée par le FBI pour son rôle présumé dans une vaste fraude ciblant plusieurs agences gouvernementales américaines.

Son arrestation a eu lieu le 10 avril 2025 dans le Bronx, à New York, aux côtés de coaccusés dont Samuel Kwadwo Osei, que les enquêteurs identifient comme le leader d’un syndicat criminel. Cette opération fait suite à un acte d’accusation émis par un grand jury fédéral en 2024, accusant Egemasi et ses complices de fraude sur Internet et de blanchiment d’argent.

Les infractions auraient été commises entre septembre 2021 et février 2023, période durant laquelle Egemasi et ses associés auraient détourné plusieurs millions de dollars de la ville du Kentucky. Son rôle clé consistait à concevoir des sites Web frauduleux imitant des domaines officiels du gouvernement, facilitant ainsi le vol d’identifiants de connexion et le transfert de fonds.

Avant cette arrestation, Egemasi aurait résidé à Cambridge, au Royaume-Uni, après avoir passé du temps au Ghana, où elle aurait noué des contacts avec ses co-conspirateurs. Considérée comme la « reine de la technologie » sur les réseaux sociaux, elle se présentait comme un modèle de réussite.

La jeune femme mettait en avant un style de vie luxueux affichant des escapades en première classe, des photos de vacances extravagant dans des lieux tels que la Grèce et le Portugal. Cependant, derrière cette façade étincelante se cachait une réalité bien plus sombre qui a finalement échappé à son contrôle.

Les procureurs affirment que ces nombreux voyages aux quatre coins du monde étaient financés par des fonds obtenus de manière illicite. Actuellement, Egemasi et ses coaccusés sont retenus dans un établissement fédéral en attendant leur procès à Lexington, dans le Kentucky.

S’ils sont reconnus coupables, chacun d’eux risque jusqu’à 20 ans de prison, de lourdes amendes et éventuellement une expulsion vers leur pays d’origine après purgation de leur peine.

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