Le géant chinois de la fast fashion, Shein, se retrouve au centre d’une affaire très grave depuis le 1er novembre 2025. La DGCCRF (Répression des fraudes) a alerté la justice : certaines poupées vendues sur la plateforme présenteraient un caractère pédopornographique, en raison de leur description et de leur catégorisation.
Des risques pénaux importants
La loi française prévoit des sanctions sévères pour ce type de contenus. La diffusion d’images ou de représentations pédopornographiques via Internet peut être punie de jusqu’à sept ans de prison et 100 000 euros d’amende. Dans le cas de Shein, il s’agirait d’une absence de filtrage sur les produits commercialisés, passible de trois ans de prison et 75 000 euros d’amende.
Une menace d’interdiction sur le territoire
Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a réagi lors d’une interview sur BFM TV : « Si ces comportements se répètent, je demanderai qu’on interdise l’accès de la plateforme Shein au marché français ».
Cette mesure, qui consisterait à bloquer le site sur les fournisseurs d’accès à Internet, est prévue par l’article 6-1 de la loi relative à la lutte contre la cybercriminalité, utilisé habituellement pour les sites pédopornographiques ou terroristes. Il s’agirait d’une première pour une plateforme de e-commerce.
Des précédents judiciaires pour Shein
Shein n’en est pas à son premier conflit avec la justice française. En septembre 2025, la plateforme avait été condamnée à une amende de 150 millions d’euros par la CNIL, pour non-respect des données personnelles des utilisateurs.
Une implantation contestée à Paris
Le géant chinois espérait également s’implanter dans le grand magasin BHV Marais à Paris, ce qui a provoqué de vives critiques et des manifestations. Le 10 octobre, plus de 150 grévistes s’étaient rassemblés devant le BHV pour dénoncer l’arrivée de la marque de vêtements low cost, jugée déloyale par d’autres enseignes présentes.