La méga fusée Starship d’Elon Musk, développée par SpaceX, a été ravagée par une explosion spectaculaire sur un banc d’essai au Texas dans la nuit du mercredi 18 au jeudi 19 juin 2025.
Ce prototype du lanceur spatial, censé effectuer son dixième vol d’essai dans quelques jours, a subi un revers majeur. Bien que SpaceX ait confirmé qu’aucun blessé n’est à déplorer et qu’aucun danger ne menace les populations locales, l’origine de l’accident reste à ce jour inconnue.
Cette explosion soulève de nouvelles interrogations quant au calendrier de développement du Starship, pourtant au cœur des projets spatiaux ambitieux de SpaceX. D’après un document récent de la FAA (Federal Aviation Administration), ce 10e vol test était prévu dès le 29 juin.
Dans une réponse minimisant l’incident, Elon Musk a évoqué une simple « égratignure » dans un message posté peu après.
Un programme spatial sous pression
Malgré les ambitions affichées et les ressources engagées, la fusée géante de 52 mètres et son propulseur Super Heavy (71 mètres) ont enchaîné les déconvenues cette année. En janvier, mars et mai, les précédents essais ont tous échoué à différentes étapes du vol.
Lors du dernier test, en mai, le Starship avait tout de même atteint une altitude plus élevée que lors des précédents échecs, mais il n’avait pas pu déployer les charges factices de satellites Starlink, une mission cruciale pour la stratégie spatiale de l’entreprise.
Pour 2025, SpaceX annonçait une « année de transformation » pour le programme Starship, soutenue par une autorisation de la FAA multipliant par cinq le nombre de lancements permis depuis la base du Texas.
Mars en ligne de mire malgré les revers
Malgré cette nouvelle explosion, Elon Musk reste confiant. Il affirmait encore en mai que SpaceX pourrait tenter un envoi vers Mars dès 2026, évoquant une « chance sur deux » de réussite. Il annonçait également le développement d’une version encore plus puissante du Starship, baptisée V3, qui pourrait voler d’ici la fin de l’année.
L’enjeu est de taille pour SpaceX, qui ambitionne d’utiliser cette mégafusée pour ses futures missions lunaires, martiennes et pour le déploiement massif de satellites Starlink, pierre angulaire de son projet d’Internet spatial global.