Attention ! ces failles de ChatGPT peuvent vous mettre en danger

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Des chercheurs en cybersécurité ont mis au jour des failles dans ChatGPT, capables de permettre à un pirate d’accéder aux conversations, de manipuler les réponses du chatbot ou même de faire exécuter du code malveillant sur un appareil ciblé.

Le rapport, publié par Tenable, a regroupé ces brèches sous le nom évocateur de “HackedGPT”, mettant en lumière les risques qui touchent particulièrement ChatGPT-4o et ChatGPT-5. Bien que ChatGPT 5.1 ait été lancé après l’étude, il n’est pas exclu qu’il soit lui aussi exposé à certains risques.

Selon Tenable, ces failles ouvrent la voie à des fuites de données, des manipulations de contenu généré par l’IA, ou encore des attaques visant à récupérer l’historique des conversations. En bref : si elles sont exploitées, ces vulnérabilités pourraient transformer ChatGPT en arme numérique. Voici un tour d’horizon des 7 brèches identifiées.

Les failles dans ChatGPT auxquelles faire attention

1. Des instructions malveillantes cachées dans des contenus légitimes

La première faille repose sur des commandes dissimulées dans un texte apparemment inoffensif (article, commentaire, publication…). Lorsqu’un utilisateur demande à ChatGPT de consulter une page contaminée, le modèle lit puis exécute les instructions cachées sans en détecter la dangerosité.

Résultat : l’attaquant peut reprendre le contrôle du chatbot, pousser l’IA à dévoiler des informations sensibles ou lancer des actions non autorisées. Cette attaque repose sur une confiance excessive accordée aux contenus externes.

2. Une faille “zero-click” activée pendant une recherche

La seconde vulnérabilité fonctionne sur le même principe, mais cette fois sans aucune action de la part de l’utilisateur. Il suffit que ChatGPT effectue une recherche et tombe sur un site contenant du code invisible pour que l’attaque se déclenche automatiquement. Une simple question posée à l’IA peut alors initier la compromission. Cette faille rappelle les attaques observées sur Gemini, où les pirates utilisaient aussi des instructions invisibles.

3. Des liens piégés pour lancer une attaque en un clic

La troisième brèche cible la fonction permettant de partager un lien ouvrant directement une conversation préremplie (par exemple : chatgpt.com/?q=…). En intégrant des instructions malicieuses dans ce lien, un pirate peut tromper la victime : un seul clic suffit pour activer l’attaque.

4. Contourner les filtres grâce aux “wrapper URLs”

ChatGPT dispose de filtres censés bloquer les liens suspects. Mais Tenable a démontré que les cybercriminels peuvent les contourner en utilisant des URL de redirection, comme celles provenant de Bing. L’IA considère ces liens comme fiables, se laisse berner et ouvre ensuite le site piégé.

5. Une faille dans SearchGPT : manipuler les résultats pour injecter du code

La cinquième vulnérabilité se situe dans la fonction de recherche intégrée. Un pirate peut insérer des commandes cachées dans certains résultats de recherche, déguisées pour imiter les demandes de l’utilisateur. Lorsque ChatGPT les interprète, il peut exécuter des actions hostiles, allant du vol d’informations à l’accès non autorisé à certains contenus.

6. Du code malveillant dissimulé dans du Markdown

Ici, les pirates cachent leurs instructions dans un bloc de code ou un texte en Markdown. Rien d’inquiétant à première vue : l’utilisateur voit un contenu banal. Mais lorsque ChatGPT interagit avec ce bloc, il exécute automatiquement les commandes insérées, donnant la main au pirate.

7. Pollution de la mémoire persistante

La dernière faille touche la fonction de mémoire qui permet à ChatGPT d’apprendre des préférences de l’utilisateur. Les chercheurs ont prouvé que des instructions malveillantes peuvent y être injectées. Ces commandes restent stockées et peuvent se réactiver à chaque nouvelle conversation, même si le chatbot a été redémarré.

Un risque réel pour les utilisateurs

Pour Moshe Bernstein, chercheur chez Tenable, ces découvertes révèlent un problème plus profond :
les modèles d’IA peinent encore à distinguer les sources fiables des contenus manipulés. Pris séparément, certains défauts peuvent sembler anodins, mais ensemble, ils forment une chaîne d’attaque complète, passant de l’injection au vol de données.

Pire encore : ces failles prouvent que les systèmes d’IA peuvent être transformés en véritables outils d’espionnage, capables de récupérer des informations issues de conversations banales ou de simples navigations. OpenAI a déjà corrigé une partie des vulnérabilités, mais d’autres restent ouvertes. Tenable recommande donc d’utiliser ChatGPT avec une vigilance accrue.

Comment se protéger ?

Pour réduire les risques :

• Évitez de copier-coller dans ChatGPT des textes provenant de sites peu fiables.
• Ne stockez jamais d’informations sensibles dans la mémoire de l’IA.
• Méfiez-vous des liens, en particulier des redirections.
• Restez prudent lorsque l’IA consulte des pages web à votre demande.

La vigilance reste indispensable, que ce soit en naviguant sur le web ou en utilisant des outils basés sur l’intelligence artificielle.

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