Wetransfer accusé de vouloir exploiter vos fichiers pour l’IA : vrai ou faux ?

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Depuis le 15 juillet, un passage des nouvelles conditions d’utilisation de Wetransfer a déclenché une vive controverse en ligne. La célèbre plateforme de transfert de fichiers a mis à jour ses règles, mais certains internautes y ont vu une tentative d’exploiter les données personnelles à des fins d’intelligence artificielle.

Le paragraphe 6.3 de ces nouvelles conditions a particulièrement fait grincer des dents. Il y était indiqué que Wetransfer obtenait une sous-licence mondiale et permanente lui permettant d’utiliser les fichiers des utilisateurs pour faire évoluer ses services, y compris potentiellement pour entraîner des systèmes d’apprentissage automatique.

Plus troublant encore, le texte évoquait la possibilité pour la plateforme de reproduire, modifier ou diffuser publiquement les contenus transférés, sans offrir aucune compensation à leurs auteurs.

Réactions vives sur les réseaux

Face à cette clause jugée intrusive, de nombreux utilisateurs ont exprimé leur colère sur X (anciennement Twitter) et Bluesky. Certains ont appelé à délaisser Wetransfer au profit d’alternatives jugées plus respectueuses de la vie privée, telles que Smash, Dropbox ou encore SwissTransfer.

Le boycott grandissant a obligé la plateforme à réagir rapidement. Moins de 24 heures plus tard, Wetransfer a actualisé ses conditions d’utilisation, supprimant les mentions liées à l’IA et à la diffusion publique.

Conditions modifiées, ton apaisé

Dans la version corrigée du texte, toujours au paragraphe 6.3, la plateforme précise désormais qu’elle se réserve uniquement le droit d’utiliser les fichiers dans le cadre de l’amélioration de ses services. Plus aucune mention n’est faite de l’IA ou d’une quelconque utilisation publique des contenus.

Wetransfer se justifie

Interrogée par la BBC, l’entreprise a démenti toute intention d’utiliser les fichiers des utilisateurs pour former des intelligences artificielles. Un porte-parole a assuré que Wetransfer ne vend ni les données ni les fichiers, et ne recourt pas à l’IA pour analyser les documents transférés. Selon ses explications, la clause initiale visait simplement à autoriser l’usage de l’intelligence artificielle dans des tâches de modération de contenu, notamment pour détecter les fichiers inappropriés ou sensibles. Une formulation qui, mal interprétée, a semé le doute auprès des utilisateurs.

La nouvelle version des conditions d’utilisation se veut désormais plus explicite et rassurante, avec pour objectif de restaurer la confiance.

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