Promotion de l’alcool : la justice française sévit contre Meta et 13 influenceurs

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La justice française vient de rappeler à l’ordre le géant américain Meta. À la suite d’une action menée par l’association Addictions France, la maison mère de Facebook et Instagram a été contrainte de supprimer 26 publications d’influenceurs qui mettaient en avant la consommation ou la promotion de l’alcool.

La décision, prise par le tribunal judiciaire de Paris début avril mais rendue publique ce mardi 19 août, représente une victoire symbolique contre la banalisation de l’alcool sur les réseaux sociaux.

13 influenceurs visés

Parmi les contenus retirés, figuraient des photos et vidéos où des marques de boissons étaient clairement identifiables. Certains influenceurs s’affichaient un verre de Spritz à la main, d’autres cuisinaient en mettant en avant de la vodka. Au total, 13 influenceurs sont concernés, dont des personnalités bien connues du grand public, comme la cheffe et animatrice Malika Ménard ou encore le cuisinier et créateur de contenus Juan Arbelaez.

Une loi encore trop floue

En France, la loi Evin (1991) encadre strictement la publicité pour l’alcool, interdisant notamment toute promotion qui associe ces produits à la fête ou à l’humour. Toutefois, plusieurs assouplissements ont depuis brouillé son application, en particulier sur Internet. Un flou juridique dont profitent certaines marques et influenceurs pour contourner les interdictions.

Addictions France estime que ces contenus constituent une stratégie détournée pour cibler un public jeune, massivement présent sur les plateformes sociales. « Cette décision permet de lever l’ambiguïté et rappelle que mettre en avant une marque d’alcool sur Instagram ou Facebook reste une infraction », souligne l’association.

Meta dans le viseur des associations

Ce n’est pas la première fois que Meta est épinglé. En 2023 déjà, la justice française avait exigé le retrait de contenus similaires. Mais l’association reproche à l’entreprise de ne pas collaborer pleinement, en refusant par exemple de communiquer l’identité complète des influenceurs concernés.

Malgré tout, Addictions France se félicite de ce nouveau succès judiciaire, qu’elle considère comme « une étape supplémentaire vers une interdiction totale de la publicité pour l’alcool en ligne », à l’image de pays comme la Norvège ou la Lituanie.

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