Course à l’IA : pourquoi l’ingénieure Mira Murati a refusé l’offre à 1 milliard de dollars de Mark Zuckerberg ?

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Mark Zuckerberg, patron de Meta, voulait frapper fort dans la course à l’IA. Il y a quelques mois, il a approché l’ingénieure Mira Murati, ex-directrice technique d’OpenAI et fondatrice de la startup Thinking Machines Lab, avec une proposition spectaculaire : racheter son entreprise pour plusieurs centaines de millions, voire un milliard de dollars.

L’ancienne bras droit de Sam Altman a décliné l’offre sans hésitation. Selon le Wall Street Journal, Zuckerberg a alors tenté une autre approche : contacter directement une dizaine de membres clés de son équipe, dont Andrew Tulloch, cofondateur et chercheur en chef du laboratoire.

Il lui aurait proposé un package pouvant atteindre un milliard de dollars sur six ans, bonus et actions compris. Mais là encore, la réponse a été un « non » ferme. Meta nie ces chiffres, qualifiant les montants rapportés d’« inexacts et absurdes ». Officiellement, l’entreprise affirme ne pas chercher à acquérir Thinking Machines Lab.

Une équipe soudée autour d’une vision

Créée en février 2025, Thinking Machines Lab est déjà valorisée près de 12 milliards de dollars sans avoir lancé le moindre produit. L’entreprise rassemble 20 anciens d’OpenAI, dont John Schulman, figure majeure derrière ChatGPT. Sa mission : concevoir une intelligence artificielle plus compréhensible, adaptable et éthique, loin des pressions des géants de la Silicon Valley.

Murati a confirmé qu’aucun membre de son équipe n’avait cédé aux offres colossales de Meta pour rejoindre son nouveau “Superintelligence Lab”. Selon des observateurs, c’est la vision à long terme de la fondatrice alliant innovation et valeurs qui motive cette loyauté sans faille.

Le premier produit du laboratoire, financé à hauteur de 2 milliards d’euros, devrait être dévoilé dans les prochains mois. Les détails restent confidentiels, alimentant le mystère autour de ce projet présenté comme capable de bouleverser l’industrie.

Mira Murati : portrait d’une figure incontournable de l’IA

Née à Vlora, en Albanie, Mira Murati a étudié au Canada puis aux États-Unis, où elle a obtenu un diplôme en mathématiques au Colby College et en génie mécanique au Dartmouth College. Avant OpenAI, elle a travaillé chez Zodiac Aerospace, Tesla et Leap Motion.

Chez OpenAI, elle a joué un rôle clé dans la naissance de ChatGPT, DALL·E, Codex et Sora, gagnant le surnom de « cerveau stratégique » de l’IA. Aujourd’hui, elle conseille la Commission européenne sur la régulation de l’intelligence artificielle et milite pour une technologie responsable : « Une IA sans valeurs est une intelligence sans conscience », rappelait-elle à Davos en 2025.

Bien que sa fortune personnelle soit estimée entre 5 et 10 millions de dollars, sa véritable influence dépasse largement les chiffres. Murati incarne une nouvelle génération de leaders tech qui préfèrent l’éthique et l’indépendance aux chèques astronomiques.

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