Le constructeur automobile chinois XPeng, déjà connu pour ses voitures électriques et ses ambitions dans la mobilité aérienne, a suscité une vive polémique après la présentation de son robot humanoïde XPeng IRON.
Présenté lors du XPeng AI Day 2025, ce robot censé incarner l’avenir de la robotique industrielle a fait réagir pour une raison inattendue : la présence d’une version féminisée dotée de formes humaines, notamment d’une poitrine visible.
XPeng IRON : une prouesse technologique inspirée de Tesla

Suivant la trajectoire d’Elon Musk et de Tesla, XPeng veut s’imposer comme un acteur global de la tech, au-delà de l’automobile. Son robot IRON, haut de 1,73 m pour environ 70 kg, a été conçu pour évoluer dans des environnements humains comme les chaînes d’assemblage ou les zones d’inspection. Doté de 60 articulations et de près de 200 degrés de liberté, il impressionne par la fluidité de ses mouvements, au point que certains spectateurs ont cru voir un véritable humain à l’intérieur. Sa technologie repose sur une combinaison entre l’intelligence artificielle Turing AI et un système de perception “Eagle Eye” offrant une vision à 720°, lui permettant d’interagir avec précision dans son environnement.
Un design controversé qui divise l’opinion
Mais ce qui devait être une démonstration d’innovation s’est transformé en débat sur la représentation du corps féminin dans la technologie. XPeng a en effet présenté une deuxième version d’IRON, affichant une silhouette féminine avec taille fine, hanches larges et poitrine artificielle. Une esthétique qui a rapidement enflammé les réseaux sociaux chinois (Weibo, Xiaohongshu) et occidentaux. “Pourquoi sexualiser une machine censée travailler dans une usine ?”, “On parle d’intelligence artificielle, et ils sortent une version avec des seins. C’est gênant”, ont commenté plusieurs internautes.
Certains médias spécialisés ont qualifié cette initiative de “design inutilement genré”, tandis que d’autres y voient un reflet de biais culturels persistants dans la robotique, où l’humanisation passe trop souvent par des codes esthétiques féminisés.
XPeng reste silencieux face à la polémique
De son côté, la marque n’a fourni aucune justification claire. Les ingénieurs ont simplement évoqué des “variantes de design adaptées à différents contextes”, sans expliquer la fonction d’un modèle genré. Pourtant, de nombreux observateurs soulignent que cette différenciation n’a aucune utilité mécanique et pourrait même détourner l’attention des véritables avancées technologiques d’IRON.
Un malaise révélateur
Au-delà de la simple polémique, cette controverse relance un débat éthique : Faut-il rendre les robots plus “humains”, au risque de reproduire les stéréotypes de genre ? Cette question intervient dans un contexte délicat, alors que d’autres marques, comme SHEIN, sont déjà sous le feu des critiques pour la sexualisation d’objets technologiques ou l’exploitation de stéréotypes dans leurs produits.